Takazawa

voyage dans l'imaginaire d'un chef

Après quelques jours passés à découvrir au gré du hasard les joies de la gastronomie japonaise, Mme. Tilash et moi nous rendîmes à notre première table réservée à l’avance (et pas qu’un peu, car pour s’assurer de pouvoir poser son derrière sur l’une des dix chaises du restaurant, il est vivement recommandé de réserver trois mois avant votre venue).

La rumeur annonce fièrement que Chef Takazawa a refusé une ou plusieurs étoiles Michelin, lorsque celles-ci ont frappé à sa porte. Je ne sais pas si c’est vrai, mais cela ne m’étonne pas car ce restaurant ne semble pas se soucier d’être moderniste ou classique, d’être japonais, français ou même méditerranéen, il ne se soucie pas non plus d’être prétentieux ou convivial. Alors les étoiles elles sont dans les yeux d’Akiko, la femme du chef, qui apporte chaque plat avec autant d’enthousiasme et de sympathie que les cuistots ont de concentration.

Quelqu’un a dit un jour « faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux ». Cette devise pourrait être celle du restaurant, quoique Takazawa-san trouverait sûrement qu’elle manque un peu de fantaisie…

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Soba

les nouilles à la farine de sarrasin... parfois

Dogenzaka, Shibuya, connu pour ses centres commerciaux, ses néons, sa frénésie nocturne… J’ai pourtant croisé ce bol de Soba lors d’une après-midi calme et ensoleillée, le ventre commençant gentiment sa sérénade plaintive…

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Sakuran-bou

baptême du ramen

Nous y voilà. Le Japon. Les premières bouffées d’air tokyoïte, les piétons bien ordonnés, les allées aux milles devantures fumantes, des restos, des restos, des restos…

Première chose à faire, se perdre bien sûr ! Au Japon le système d’adresses est chaotique, il faut avoir un plan car la plupart des rues n’ont pas de nom (on se repère par « quartier ») et un numéro ne donne absolument aucune indication géographique… Le poids des valises et du méchant rhume chopé dans l’avion, le décalage horaire et la fatigue ne nous laissèrent guère le choix… une seule solution était envisageable : un ramen !

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Swiss Air LX 8946

Zurich - Tokyo

On est arrivé à l’avance à l’aéroport, le check-in est fait, on laisse les valises, un ptit coup aux toilettes, on ne rentre dans l’avion que lorsque notre rangée est appelée (nous ne sommes déjà plus en France), on s’assoit et se prépare mentalement aux 12 heures qui suivent : les jambes en compote, le dos en pâté, la clim à fond… On ferme les yeux, et on décolle…

Oui, mais qu’est-ce qu’on mange ?

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Itadakimasu – いただきます

prononcé [itadakimas]

Différentes cultures emploient différentes formules d’usage avant d’entamer un repas. Le français dit « bon appétit », l’espagnol dit « buen provecho », l’américain dit « bon appétit » (en français dans le texte), certains souhaitent un joyeux festin, d’autres remercient une divinité.

Les japonais, eux, remercient l’animal ou la plante qui a donné sa vie pour nous nourrir, le fermier qui a travaillé la terre, le chef qui a préparé le repas, le serveur qui a apporté l’assiette sur notre table.

Avant de manger, ils ont une pensée pour la chaîne de circonstances, entamée par la nature et poursuivie par l’homme, qui a permis à ce repas d’arriver jusqu’à eux.

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Nouvel appareil photo

des pixels mon poulet !

J’ai démarré ce blog pour joindre deux de mes passions : l’écriture, trop peu pratiquée depuis mes nouvelles d’adolescent, et la gastronomie qui prend une part de plus en plus importante dans ma vie. Mais comme dirait Michel Bras : « La nourriture ça se regarde d’abord. »

A défaut de pouvoir vous faire goûter et sentir le fruit de mes découvertes, je peux vous les montrer.

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Le Cinq

où le manant devient prince

Quand on va au Cinq, on se met sur son trente et un, difficile de ne pas faire tâche dans ce décor de dorures, de miroirs, de tableaux, écrasés par ce plafond à cent lieues. Heureusement les quelques palmiers disséminés dans la salle nous aident à nous sentir moins ridicule. Cette touche de verdure à la fois grandiloquente comme ce qui l’entoure, et à la fois absurde dans ce paysage de Palace, annonce la couleur. Au Cinq, on ne se prend pas au sérieux, on n’est pas là pour manger trois olives en serrant les fesses et en conservant un rictus sec (à moins que ça ne soit l’inverse), on est là pour se détendre, manger à sa faim (pour ne pas dire s’éclater la panse) avec une cuisine de haut vol et abordable.

Que demande le peuple ?

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Boulangerie Mauvieux

meilleure baguette 2012... il paraît

Chaque année, un concours d’une importance capitale a lieu dans la capitale. Il s’agit de trouver la baguette qui un an durant caressera les lèvres de notre cher président, celui-ci ne pouvant fondamentalement pas se contenter de moins que de la meilleure !

C’est la boulangerie Mauvieux qui a remporté le prix de l’année 2012, je suis donc parti le béret sur le front, la moustache cirée et l’accordéon dans le dos, pour goûter à cette baguette enchantée.

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