Le ruisseau

junk-food saine d'esprit

Le ruisseau - Tom Burger et frites

Depuis quelques années les burgers envahissent les tables des bistrots bien français de chez nous… ça on le sait. Mais souvent, le “concept” de ce sandwich américain est un prétexte à surtaxer une viande fadasse sur un pain/carton de supermarché. Depuis quelques années aussi (mais quelques unes de moins) quelques chefs ont décidé que le burger pouvait et devait être traité avec attention et respect.

Le ruisseau fait parti de cette deuxième vague, avec son steak haché provenant des Viandes du Chateauneuf (celles-là même dont je me lèche les babines lorsque je l’achète à la Ruche qui dit Oui), ses buns faits sur place, et ses ingrédients choisis avec amour. Et en plus, l’addition conserve un taux de sel plus que raisonnable !

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L’éclair de génie

"ils sont bons... les salauds"

Eclair de génie - Caramel beurre salé

Il m’en aura fallu du temps pour envelopper mes lèvres autour de ces délicates gourmandises magnifiquement oblongues… Je veux dire… je… en tout bien tout honneur bien sûr !

Équilibrés et complexes, ces éclairs de génie n’en deviennent pas pour autant des pâtisseries “pour adultes” (comme l’éclair au café de Liberté par exemple, ou ceux de La pâtisserie des rêves). Non, avec tout leur raffinement, ils arrivent à garder leur âme régressive et réconfortante.

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Blue Valentine

velours bleu

Blue Valentine - Déclinaison Jasmin et caramel

Difficile d’aller au Blue Valentine sans attendre une chambre obscure… des chaises dépareillées en cuir, de la fumée épaisse de cigarettes d’un autre temps… un verre terni par les nombreuses mains crapuleuses qui ont porté ce liquide ambré et salvateur aux lèvres des oubliés… un piano légèrement désaccordé, et la voix rauque de Tom Waits vibromassant notre cœur et notre âme…

Click, on éteint l’épisode nostalgique, on enclenche la pédale d’accélération jusqu’à 88 miles par heure, et on arrive en 2014. Je vous ai parlé de Neva Cuisine, puis de Semilla, et bien Blue Valentine est dans la même lignée pleine de peps et de couleurs. Pas d’obscur, pas de rauque ; de la lumière, de la boiserie fine, et aux murs des sérigraphies qui réalisent l’étonnant exploit de convoquer le mauvais goût pop et kitch des années 60, 70, 80 et 90 réunies… mais passons la déco, et plongeons-nous sur l’assiette.

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Semilla

une graine est plantée

Semilla -

Ils poussent comme des champignons ces petits restos aux menus “prix fixe” qui cuisinent le marché comme on prend sa veste avant de sortir se rafraîchir les idées : l’air de rien.

On ne sait plus comment les nommer, et franchement on ne s’en porte pas plus mal. C’est le cas de Semilla avec sa cuisine décomplexée, ses plats travaillés dans l’assiette et sincères dans la bouche.

Suite à mon article sur Neva Cuisine, j’ai reçu de nombreuses éloges sur la qualité de mes photos… ne supportant pas ce soudain coup de projecteur (et aussi parce que j’avais oublié mon appareil photo), je vous livre donc des clichés médiocres de mon déjeuner stimulant chez Semilla.

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Neva cuisine

style et substance

Neva cuisine

Neva cuisine fait parti de cette nouvelle vague de bistrots préférant une cuisine légère, mettant en avant les légumes, proposant une cuisine française bistronomique avec des frontières volontairement floues.

Ça c’est sur le papier.

En réalité, le bistrot il est plutôt loin… autant dans l’assiette que sur l’addition, la précision du scalpel ne trompe pas. À vue de nez, je dirais même que la chef Beatriz Gonzales a des rêves d’étoiles…

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Banh-mi

Banh-mi's back !

Vous la reconnaissez cette photo kitch et mal foutue ? C’est la.. hum… magnifique affiche de Banh-mi, la gargote servant des sandwichs vietnamiens renversants (on me souffle dans l’oreillette qu’ils seraient les meilleurs de Paris…).

Et bien, après quelques tristes mois de fermeture, Angela, la chef du lieu, a rouvert rue de Turbigo, dans le 3e arrondissement de Paris.

Les sandwichs sont toujours aussi bons, Angela toujours aussi énergétique, bref, rien a changé et c’est tant mieux !

Je vous invite à retourner lire ma critique publiée il y a un an jour pour jour si vous souhaitez vous mettre l’eau à la bouche.

Dans les Landes

voltiges, cabrioles et décibels

Dans les Landes - Bouchées de salade landaise

Ça braille de tous les côtés, on se fait du coude, on interpelle le serveur : “Hein !? Comment !?”, les plats arrivent, se chevauchent, se volent la vedette, on boit, on rit et on braille à notre tour !

Comment ça du calme ? Pas de calme : de l’entrain, avec une adresse aussi énergique et énergisante, et des tapas de cette qualité, je ne vais pas dorloter les mots, sucrer les expressions, je mets les poings sur la table et je bombe le torse : “Garçon, une autre ration de cœurs de canards !”.

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Grillé

kebab haute définition

Grillé

Kebab, Gyros, Döner, Chawarma, ou encore “Grec”, cette viande entassée sur une broche verticale, tournant sur elle-même pour faire bronzette en s’enduisant de sa propre graisse dégoulinante est un véritable caméléon lexical. Mais qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, n’est-ce pas ?

Grillé a fait son apparition à Paris l’année dernière, avec la vocation de donné un petit coup de polish au sandwich kebab turc que l’on trouve à tous les coins de rue.

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Liberté, la pâtisserie boulangerie par Benoît Castel

un petit vent du nord

Liberté par Benoit Castel

Brrr… qu’il fait froid dans cette boulangerie/pâtisserie proche du Canal St. Martin… Elle s’appelle Liberté et malgré son grand espace ouvert, on n’y sent pas beaucoup de vie. Heureusement que mon regard a vite été aimanté par l’étal de gâteaux et tartes bien plus appétissantes que leur écrin ! Des formes nettes et précises criant “haute joaillerie”, mais avec une touche d’humour nous faisant des clins d’œil (par exemple un “bobo” au rhum…).

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Mussubi

boulettes salvatrices

Mussubi - omusubi

Par un beau jour de printemps, je suis parti à la recherche d’un dim sum cantonais vivement recommandé. Je suivais le chemin préalablement mémorisé à travers les rues du 10e arrondissement quand je me suis retrouvé nez à nez avec une pancarte “fermé le lundi”… Déboussolé et abattu, l’estomac plein de reproches et vide de substance, je me suis mis à errer comme un spectre qui n’a pas pu assouvir sa destinée de son vivant.

Lorsque mes yeux vitreux se sont posés sur la façade de Mussubi, avec sa promesse d’omusubi authentiquement japonais, et bien que je n’avais jamais entendu parlé de ces boules de riz auparavant, mon ventre a enclenché la seconde vitesse et je me suis retrouvé à l’intérieur de cette petite cabane boisée, prêt à commander.

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