Fuku

yakitori

J’ai du mal à le croire, plus de quarante articles et enfin je vous livre mes dernières impressions, mon dernier restaurant japonais. Mais essuyez vos larmes, on fera les adieux plus tard, on a du pain sur la planche, car pour cet ultime repas nippon, je suis allé découvrir un mets que l’on pense bien connaître en France : les yakitori.

Fuku

Bien que Fuku ne déroula pas une suite de brochettes irréprochables, encore une fois, la différence astronomique entre les morceaux tous mous badigeonnés de sauce teriyaki servis de par chez nous et ces généreuses bouchées grillées au charbon de bois, fait mal au postérieur.

Avant de commencer la succession de yakitori, les petits gars sur la photo ci-dessus reposaient confortablement sur du choux râpé. Frais.

Fuku

Shitake
Brochettes de champignons, savoureux et juteux, bien assaisonnés.

Fuku

Toriwasa
Oui je sais, toujours mon goût pour la provoc’. Après les sashimi de porc, me voilà donc en face de sashimi de poulet. Marinés dans du wasabi frais, ces portions conséquentes se dégustent comme tout bon sashimi avec de la sauce soja et du wasabi. Franchement fade, cette assiette n’avait d’autre intérêt que de pouvoir arborer fièrement un t-shirt « I ate raw chicken » au prochain repas de famille.

Fuku

Neginiku
Passons aux choses sérieuses, du poulet (cuit) et des poireaux. Cuisson irréprochable, arômes intenses, la viande a de la tenue sans un poil de sécheresse.

Fuku

Tori-reba
Les foies de poulet étaient rosés et tendres. Bien que la photo paraisse un poil sanguinaire, ils étaient en réalité parfaitement cuits.

Fuku

Tamago
C’est ici que Fuku commença à être décevant. Ces œufs de caille étaient trop denses, et un peu fades.

Fuku

Cheese (en anglais dans le texte)
Du fromage dans du poivron vert enveloppé de bacon. Oui, je l’ai bien cherché. Oui, c’était écœurant.

Fuku

Tanuki
Brochettes de champignons farcies à la viande hachée. Sous cet aspect un peu too much se trouve en réalité des saveurs de charbon et d’umami intenses. À la fois franc du collier et enveloppant.

Fuku

Hinagawa
Je les attendais avec impatience, la salive en abondance, l’œil alerte. Quelle déception que ces peaux de poulet grillées… caoutchouteuses et élastiques alors que dans mon imaginaire elles étaient à la fois croustillantes et humectées de graisse onctueuse.

Fuku

Tebasaki
Des ailes, des wings. Semblables aux hinagawa ci-dessus, la féerie tomba raplapla.

Fuku

Smoke cheese
Du fromage fumé. Un autre jour, ailleurs, en début de repas, peut-être que ce fromage aurait été le bienvenu. Mais ce soir il s’invita de manière trop forcée à la danse.

Ce dîner ne fut pas aussi mauvais qu’il en a l’air. Certains choix ne furent pas appropriés, mais la qualité était globalement au rendez-vous. En ne s’éloignant pas trop des classiques on peut, j’en suis persuadé, passer un moment gustatif intense et enjoué.

Fuku
3-23-4 Nishihara, Shibuya-ku
Tokyo, Japon

Ouvert de 17h30 à 23h30. Fermé le mercredi.

Ce soir, Mme. Tilash et moi fument invités par la Schwinfamily, alors on ne parle pas de prix…
Un grand merci à eux !