Lawson à tous les coins de rue

Par · 30 avril 2013

Lawson

D’un côté Anthony Bourdain (ancien chef du restaurant Les Halles à New York, et voyageur gastronome) et David Chang (chef des restaurants Momofuku), de l’autre mes amis Reiko (japonaise) et Michel (français).

D’un côté deux gourmets qui ont mangé dans les meilleurs restaurants du monde, de l’autre mes amis qui mangent bio.

D’un côté deux goinfres qui dévorent avec appétit les cochonneries des supérettes Lawson en poussant des gémissements et en arborant le sourire d’un enfant qui est en train de faire une bêtise, de l’autre un avertissement de ne surtout pas manger dans ces épiceries japonaises qui bourrent leur bouffe de conservateurs et d’OGM (c’est d’ailleurs aussi valable pour les Seven Eleven et Family Mart).

Le choix fut difficile, mais j’ai finalement testé quelques-unes des multiples propositions de Lawson.

Lawson

2 brioches à la vapeur
La première à la bolognaise avait un goût de plat à réchauffer au micro-ondes. La seconde, un butaman classique, n’avait rien à voir avec le coussinet moelleux dégusté chez 551 horai. Dense, caoutchouteux, artificiel, bof, bof et rebof.

Lawson

Brochettes de … viande
Porc, poulet, minerai ? Bon, un mélange vaguement “viandeux”. Bien relevé d’herbes et d’épices, ces boulettes passaient plutôt bien.

Lawson

Poulet frit
C’est là le summum de la gastronomie Lawson, c’est avec ce poulet frit, entre autres, que Bourdain et Chang se sont léchés les babines dans l’épisode de No Reservations sur le Japon. Le poulet ne sortait pas de la friteuse, sa croûte était un peu molle mais bien relevée. La volaille n’était pas une bouillie mais contenait des fibres, de la mâche. Dire que je me suis régalé serait exagéré, mais je me suis projeté dans l’adolescent que je fus un jour, sortant d’un bar avec l’haleine ravagée par l’alcool et le ventre en tempête. Ces konbini ouverts 24h/24, 7j/7, dépannent aux heures tardives, à la manière des fast-foods en France, et je peux vous dire que si j’avais le choix, je prendrais ce poulet plutôt que celui du fameux Colonel du Kentucky.

Mais je ne suis plus un ado, je n’avais pas besoin d’être dépanné, bref, j’aurais pu m’en passer. Cette fois, j’aurais dû écouter mes amis.

Lawson
À tous les coins de rue, au Japon

7j/7, 24h/24

Pas cher, heureusement.

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Publié dans Au supermarché, Tokyo
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